Depuis bientôt dix ans, je lutte contre cet ailleurs vers lequel nous emporte la maladie d’Alzheimer. J’ai voulu écrire ce livre avant que ses hauts murs ne m’enferment à jamais dans la solitude. Pour dire aux miens combien je les aime, tant que je peux encore le faire. Pour que les proches des malades atteints de ce fléau comprennent à quel point notre course à la mémoire peut être douloureuse. Pour qu’ils sachent que, malgré nos  » absences  » apparentes, nos émotions restent intactes et nous rendent particulièrement vulnérables. Bien sûr j’ai eu besoin d’aide, car les mots m’échappent, la moindre distraction coupe mon raisonnement, et cette amnésie me hante tard dans la nuit quand, sur mon ordinateur, j’essaie d’ouvrir la porte aux souvenirs… J’ai voulu écrire ce livre pour donner notre perception de la maladie vécue de l’intérieur, et témoigner aussi de l’espoir qui nous anime, nous les jeunes alzheimeriens : celui de ne pas basculer un jour, définitivement, dans le monde de l’oubli.

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